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Katherine Choong – Page 2 – katherinechoong.ch
Le voyage continue

Le voyage continue

Déjà une petite semaine que nous avons déserté notre Suisse pour repartir sillonner les routes. Avant de vous en dire plus, je tenais à revenir en quelques mots sur mon année 2016. Après notre voyage autour du monde qui s’est achevé en juin 2015, de retour dans mes bouquins et mes ultimes examens, le cœur vibrant à 10 sur l’échelle de Richter, j’ai essuyé quelques dernières sueurs froides pour empocher finalement le précieux sésame et conclure mes études de droit … pour recommencer aussitôt les stages d’avocat. Une année 2016 passée sur un cheval de course vous l’aurez compris, entremêlée de quelques sorties en falaise et de compétitions dans lesquelles un sumo avec des bigoudis coincés entre les doigts s’en serait mieux sorti que moi. Qu’est ce qui n’est pas allé ? Le manque de temps pour s’entraîner ? Les heures et kilomètres de voiture qui me séparent des salles d’entraînements ? De belles excuses qui ne sauraient dissimuler un simple diagnostic. Une forme physique boiteuse assortie d’un mental défaillant qui conduit d’échec en échec, tel un cercle vicieux. Ah ce mental, parfois un allier mais souvent une éternelle variable comme un iceberg qui peut faire couler le navire, te submerger et te donner l’impression que tu ne peux plus sortir la tête de l’eau. J’y ai laissé quelques plumes mais l’expérience acquise aura énormément apporté à mon escalade pour les saisons à venir. Et même si cette saison de compétitions me laissera un goût d’amertume, c’est le jeu et il n’est pas pour autant terminé pour moi. Je retiens de cette année également, quelques belles ascensions sur les falaises suisses...
En vadrouille dans l'Ouest américain

En vadrouille dans l'Ouest américain

En arrivant sur le sol américain, tels des zombies jetlagués de 17h de décalage, nous limaçons à travers les couloirs de l’aéroport jusqu’à notre mini Mazda, qui avale sans plus tarder les dizaines de miles nous séparant de l’Oregon. L’idée était tout d’abord de ne visiter que quelques sites d’escalade et de s’y attarder un moment. Mais une boulimie de grimpe et de découverte nous a finalement assaillis, exaltés par la ribambelle de sites d’escalade et la liberté retrouvée clés en main par notre voiture. Sur une ligne miroitante de bitume s’étirant désespérément à l’horizon, nous empruntons un virage à 180° de ce que nous avons vu jusqu’à présent. Après une petite overdose de riz asiatique et de gesticulation en tout genre pour se faire comprendre, ces deux mois de trip sauce ketchup au confort occidental proche du nôtre, à quelques détails de proportions près –les délices taille XXL de nourriture menaçant de me transformer en petit mètre cube- passent à merveille. Doudounes brûlées par les barbecues, bonnet vissé sur la tête et démarche courbée de primate, nous sommes bien arrivés au camping des grimpeurs. Et ce qui nous attend au-delà des portes du parc de Smith Rock, dépasse de loin les images sur papier glacé tirées des magazines. Des parois verticales, lisses, hachées de réglettes et de trous exigeant un travail de pieds précis sur de toute petites prises, la gestuelle très esthétique des voies est incroyable !     Après une semaine de belles envolées, nous reprenons la route à travers l’Idaho et ses paysages tirés des films de cowboys, pour rejoindre Maple Canyon situé à 2 heures de Salt...
Waterval Boven: dernière escale au cœur de la savane sud-africaine

Waterval Boven: dernière escale au cœur de la savane sud-africaine

Après une longue traversée au-dessus de l’Océan Atlantique, nous posons pied sur le Continent africain, plus précisément à Johannesburg, ultime destination avant notre retour en Suisse. Délestés d’un de nos bagages resté en orbite dans l’univers des valises perdues, nous bouclons nos ceintures pour faire route jusqu’à la bourgade de Waterval Boven. Nous y sommes accueillis chaleureusement par Alex et Gustav de Roc n’ Rope Adventures, qui en plus d’une mine d’informations pour notre séjour, nous remettent les clés de notre gîte qu’on partage avec quatre grimpeurs, ainsi que quelques dégaines et habits pour dépanner Jim qui n’a pas plus qu’un slip, un jeans et un t-shirt pour pester contre South African Airways. Malgré la chaleur amicale des villageois et le soleil qui inonde la vallée durant les courtes journées hivernales de l’hémisphère sud, nous ne pouvons nous empêcher de remarquer les grands portails de fer et barbelés où se murent les habitations aux fenêtres barricadées et aux portes cadenassées. Une vision oppressante teintée d’amertume qui plane dans le village, telle une mise en garde contre un climat d’insécurité. Mon téléphone portable, après 6 mois de vadrouille à travers le monde n’aura d’ailleurs pas triomphé de cette dernière étape, prenant la poudre d’escampette dans des circonstances qui auront âprement marquées notre insouciante imprudence. Comme un coup de fouet qui nous fit retomber sur terre, ce n’est cependant pas la criminalité qui ternit la réputation du pays que nous retiendrons, mais au contraire les sourires et les signes de mains des enfants du township, les rires et les cris d’humeur des villageois qui s’esclaffent, jouent au football, dévalent les rues...
Un mois sur la route entre Thaïlande & Laos

Un mois sur la route entre Thaïlande & Laos

Après avoir délaissé notre coin de Chine sous les premiers flocons de neige du mois de janvier, nous avalons les kilomètres de bus puis d’avion pour atterrir, toujours en collant-doudoune, dans le tumulte et les 35 degrés de la capitale thaïe. Pendant quelques jours, nous faisons la visite des temples à l’architecture dorée ainsi que des quartiers animés emblématiques de la cité. Quelques jours de visite plutôt sympa, cependant le développement effréné du tourisme semble avoir ruiné l’authenticité de cette ville. Les arnaques et les pièges induits par cette industrie à la croissance vertigineuse, nous fatiguent très rapidement. En manque d’air frais, nous reprenons la route pour aller voir à quoi ressemblent les falaises dans le nord-est du royaume. En chemin, nous décidons de faire un crochet par le parc national de Khao Yai, afin d’observer en compagnie de Dew, un guide indépendant expert et amoureux de la nature, les singes, toucans et même un éléphant qui vivent en liberté dans cette jungle. Un vrai bol d’air frais ! Nous déposons ensuite nos sacs à dos à Nam Pha Pa Yai Camp, pour un court séjour dans ce camping situé au cœur de la province de Saraburi. Le site, aménagé de petites huttes en bambou, est conçu de manière à engendrer le moins d’impact possible sur l’environnement. Panneaux solaires et autonomie complète, aucune ligne électrique ne vient gâcher la beauté du paysage. A 2 minutes de marche et une traversée en tyrolienne de la rivière, nous atteignons une falaise calcaire compacte et légèrement déversante, avec un large panel de profils et de difficulté. Jim enchaîne un joli 8a puis à...
Red River Gorge

Red River Gorge

Avec pour seule compagnie notre stéréo s’égosillant sur un fond de musique country, nous quittons l’aéroport de Lexington sous une pluie battante, discernant derrière un pare-brise dégoulinant les nombreuses églises et pancartes louant le Seigneur qui font sérieusement concurrence aux McDo’. L’idée de m’enterrer au fin fond du Kentucky pour un mois de camping, ne m’inspire pas des masses. Cependant, une fois le soleil de retour, la magie de l’univers très coloré de Red River Gorge opère. Nous nous enfonçons dans un paysage bien différent des étendues désertiques et des immenses canyons de la Côte Ouest. Composé de vastes forêts chatoyantes bordées de vertes prairies où broutent paisiblement les vaches et galopent fièrement les chevaux, le bout du monde prend des airs de paysages helvétiques. Enfin jusqu’à ce que les locaux nous baragouinent dans un accent infernal quelques mots de bienvenue, rigolant gentiment de nos plissements de yeux et de notre air ahuri. Les falaises de grès empruntent de nuances grises, striées de coulées ocres, rougeoyantes ou bleutées attisent chaque année la curiosité d’une foule internationale de grimpeurs de tous horizons. Sculptées au fil des intempéries et de l’érosion, les parois pour la plupart très déversantes et criblées de trous et réglettes, permettent de varier les méthodes en plaçant bidoigts ou tridoigts selon la grandeur des saucissons au bout des mains de chacun et de tordre des lolottes dans tous les sens. Bien avantagés dans ce style d’escalade, la première semaine à Red River Gorge se passe à merveille avec une belle moisson de voies dans le 8ème degré pour moi (deux 8b+, trois 8b et trois 8a+ dont...