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Waterval Boven: dernière escale au cœur de la savane sud-africaine

Waterval Boven: dernière escale au cœur de la savane sud-africaine

Après une longue traversée au-dessus de l’Océan Atlantique, nous posons pied sur le Continent africain, plus précisément à Johannesburg, ultime destination avant notre retour en Suisse. Délestés d’un de nos bagages resté en orbite dans l’univers des valises perdues, nous bouclons nos ceintures pour faire route jusqu’à la bourgade de Waterval Boven. Nous y sommes accueillis chaleureusement par Alex et Gustav de Roc n’ Rope Adventures, qui en plus d’une mine d’informations pour notre séjour, nous remettent les clés de notre gîte qu’on partage avec quatre grimpeurs, ainsi que quelques dégaines et habits pour dépanner Jim qui n’a pas plus qu’un slip, un jeans et un t-shirt pour pester contre South African Airways. Malgré la chaleur amicale des villageois et le soleil qui inonde la vallée durant les courtes journées hivernales de l’hémisphère sud, nous ne pouvons nous empêcher de remarquer les grands portails de fer et barbelés où se murent les habitations aux fenêtres barricadées et aux portes cadenassées. Une vision oppressante teintée d’amertume qui plane dans le village, telle une mise en garde contre un climat d’insécurité. Mon téléphone portable, après 6 mois de vadrouille à travers le monde n’aura d’ailleurs pas triomphé de cette dernière étape, prenant la poudre d’escampette dans des circonstances qui auront âprement marquées notre insouciante imprudence. Comme un coup de fouet qui nous fit retomber sur terre, ce n’est cependant pas la criminalité qui ternit la réputation du pays que nous retiendrons, mais au contraire les sourires et les signes de mains des enfants du township, les rires et les cris d’humeur des villageois qui s’esclaffent, jouent au football, dévalent les rues...
Un mois sur la route entre Thaïlande & Laos

Un mois sur la route entre Thaïlande & Laos

Après avoir délaissé notre coin de Chine sous les premiers flocons de neige du mois de janvier, nous avalons les kilomètres de bus puis d’avion pour atterrir, toujours en collant-doudoune, dans le tumulte et les 35 degrés de la capitale thaïe. Pendant quelques jours, nous faisons la visite des temples à l’architecture dorée ainsi que des quartiers animés emblématiques de la cité. Quelques jours de visite plutôt sympa, cependant le développement effréné du tourisme semble avoir ruiné l’authenticité de cette ville. Les arnaques et les pièges induits par cette industrie à la croissance vertigineuse, nous fatiguent très rapidement. En manque d’air frais, nous reprenons la route pour aller voir à quoi ressemblent les falaises dans le nord-est du royaume. En chemin, nous décidons de faire un crochet par le parc national de Khao Yai, afin d’observer en compagnie de Dew, un guide indépendant expert et amoureux de la nature, les singes, toucans et même un éléphant qui vivent en liberté dans cette jungle. Un vrai bol d’air frais ! Nous déposons ensuite nos sacs à dos à Nam Pha Pa Yai Camp, pour un court séjour dans ce camping situé au cœur de la province de Saraburi. Le site, aménagé de petites huttes en bambou, est conçu de manière à engendrer le moins d’impact possible sur l’environnement. Panneaux solaires et autonomie complète, aucune ligne électrique ne vient gâcher la beauté du paysage. A 2 minutes de marche et une traversée en tyrolienne de la rivière, nous atteignons une falaise calcaire compacte et légèrement déversante, avec un large panel de profils et de difficulté. Jim enchaîne un joli 8a puis à...
Red River Gorge

Red River Gorge

Avec pour seule compagnie notre stéréo s’égosillant sur un fond de musique country, nous quittons l’aéroport de Lexington sous une pluie battante, discernant derrière un pare-brise dégoulinant les nombreuses églises et pancartes louant le Seigneur qui font sérieusement concurrence aux McDo’. L’idée de m’enterrer au fin fond du Kentucky pour un mois de camping, ne m’inspire pas des masses. Cependant, une fois le soleil de retour, la magie de l’univers très coloré de Red River Gorge opère. Nous nous enfonçons dans un paysage bien différent des étendues désertiques et des immenses canyons de la Côte Ouest. Composé de vastes forêts chatoyantes bordées de vertes prairies où broutent paisiblement les vaches et galopent fièrement les chevaux, le bout du monde prend des airs de paysages helvétiques. Enfin jusqu’à ce que les locaux nous baragouinent dans un accent infernal quelques mots de bienvenue, rigolant gentiment de nos plissements de yeux et de notre air ahuri. Les falaises de grès empruntent de nuances grises, striées de coulées ocres, rougeoyantes ou bleutées attisent chaque année la curiosité d’une foule internationale de grimpeurs de tous horizons. Sculptées au fil des intempéries et de l’érosion, les parois pour la plupart très déversantes et criblées de trous et réglettes, permettent de varier les méthodes en plaçant bidoigts ou tridoigts selon la grandeur des saucissons au bout des mains de chacun et de tordre des lolottes dans tous les sens. Bien avantagés dans ce style d’escalade, la première semaine à Red River Gorge se passe à merveille avec une belle moisson de voies dans le 8ème degré pour moi (deux 8b+, trois 8b et trois 8a+ dont...
Le Japon: de l'océan aux sommets enneigés

Le Japon: de l'océan aux sommets enneigés

Après deux visites éclair au hasard du calendrier des compétitions, je m’étais fait la promesse de revenir au Japon, véritable coup de cœur qui m’avait tant émerveillée. Un trip autour du monde ne pouvait donc pas se passer d’un séjour au pays du Soleil-Levant ! Bien que ce pays soit plus populaire pour son héritage culturel, sa nourriture exquise ou même ses sports d’hiver, l’escalade est extrêmement populaire et développée dans tout l’archipel. Le seul hic, c’est qu’à moins de se débrouiller en japonais, vous avez plus de chance de voir un sushi volant vous passer sous le nez que de déchiffrer un topo et l’accès à sa falaise. La communauté de grimpeurs étant très soudée à travers le monde, nous retrouvons heureusement Nobu et sa femme Harumi, nos deux guides japonais salvateurs mis en contact par un ami en commun. A bord de la Chevrolet de notre nouvel ami, nous parcourons depuis Tokyo une centaine de kilomètres à la louche pour rejoindre au sud-ouest, les Côtes de Jogasaki balayées par les remous de l’océan Pacifique. Au détours d’un virage, nous attend une charmante maison de style traditionnel dans un petit village, aménagée de futons, tatamis et d’un onsen (sorte de jacuzzi pourvu d’une source d’eau naturelle bouillante à faire fondre un esquimau, dont on en sort rougi, ramolli et bien détendu) et même d’une télévision, qui entre les émissions de téléréalité nippones et les matches de sumo est un vrai divertissement en soi! Après un réveil sous un tourbillon de neige dégommé par le soleil qui ne tarde pas à pointer le bout de son nez, nous atteignons la...
Getu, la vallée au bout du monde

Getu, la vallée au bout du monde

Après quatre belles semaines passées à Yangshuo, nous commencions à bien connaître l’endroit, avoir nos petites habitudes et un petit cercle de potes grimpeurs. Il était donc temps d’aller prendre l’air ailleurs. Nous empaquetons difficilement, façon Tetris, toutes nos affaires dans nos sacs à dos et partons pour Getu, un minuscule village de la Province voisine, celle de Guizhou Sur la route Depuis l’aéroport de Guiyang, six heures de trajet et trois bus différents nous séparent encore de notre destination. A nouveau, personne ne parle ni ne lit l’anglais. Il ne nous reste plus qu’à déchiffrer le nom des villes écrites uniquement en caractères chinois, par lesquelles nous devons transiter. Nous avions heureusement leur traduction imprimée sur papier. De plus, les Chinois, voyant nos têtes d’étrangers perdues au milieu de ces sinogrammes, nous ont la plupart du temps aidés du mieux qu’ils le pouvaient en nous guidant soit par des signes ou des gestes sur le bon chemin. Notre séjour en Chine nous aura donc permis de développer une belle gestuelle et de devenir très imaginatif pour nous faire comprendre sans parole. Toute une histoire par exemple, pour demander au chauffeur de patienter une minute à cause d’un besoin très pressant qui n’attendra pas les deux prochaines heures de bus nous séparant du prochain arrêt. Sauvée du pire, après quelques mimiques très gracieuses de Jim et moi, le chauffeur rigole un coup, me montre la direction des toilettes et éteint le moteur pour quelques instants. À la nuit tombée, le bus qui roule à toute allure en dépassant d’un coup de klaxon suivi d’un écart les scooters et motos...
Jour J-1

Jour J-1

Dernière compétition de la saison Comme une tradition qui se perpétue année après année, la dernière étape des coupes du monde s’est déroulée le weekend passé en Slovénie. Même si j’aurais voulu me battre un peu plus et gagner quelques places encore, j’ai atteint tout de même les demi-finales et terminé donc la saison sur une note plutôt positive et pleine de motivation pour les compétitions qui reprendront l’été prochain. Je peux me tourner vers la suite… Ça y est, cette fois on y est ! On part en voyage ! Enfin, plus qu’à faire rentrer trois tonnes de matos et d’habits dans un sac de 23 kilos avant vendredi (je crois qu’on va zapper les trois après-shampoing et les escarpins du samedi soir), faire encore quelques becs d’adieu et on est à l’autre bout de la planète. Entre préparatifs et repas d’adieu (digne du marathon des soupers de Noël), j’ai l’impression que ces dernières semaines se sont écoulées en une fraction de seconde. Et pourtant ça fait tellement longtemps que j’attends ce moment ! Si les compétitions me permettaient de me mesurer aux autres, l’escalade est une passion que l’on pratique avant tout pour soi-même. C’est pourquoi la falaise est une seconde facette de ce sport que j’affectionne tout particulièrement. Mais jongler entre les études, les entraînements et les compétitions ne m’a jamais laissé assez de temps pour en profiter suffisamment à mon goût. Et c’est toujours entre deux périodes de stress, que je pouvais me rendre au pied des rochers. Ce qui me laissait parfois un sentiment de frustration, et l’impression de rester sur ma faim. Besoin de bouger ! Même...