Déjà une petite semaine que nous avons déserté notre Suisse pour repartir sillonner les routes. Avant de vous en dire plus, je tenais à revenir en quelques mots sur mon année 2016. Après notre voyage autour du monde qui s’est achevé en juin 2015, de retour dans mes bouquins et mes ultimes examens, le cœur vibrant à 10 sur l’échelle de Richter, j’ai essuyé quelques dernières sueurs froides pour empocher finalement le précieux sésame et conclure mes études de droit … pour recommencer aussitôt les stages d’avocat.

La famille Choong au (et en) complet! Qui a dit que j'étais la naine de la famille?!

La famille Choong au (et en) complet! Qui a dit que j’étais la naine de la famille?!

Une année 2016 passée sur un cheval de course vous l’aurez compris, entremêlée de quelques sorties en falaise et de compétitions dans lesquelles un sumo avec des bigoudis coincés entre les doigts s’en serait mieux sorti que moi.

Le Perchoir, France | Photo : Sam Challéat

Le Perchoir, France| Photo : Sam Challéat

Supertramp, Bockmattli, Suisse | Photo : Rainer Eder

Supertramp, Bockmattli, Suisse | Photo : Rainer Eder

Barrage du Châtelot, Suisse | Photo : Chris Schmid

Barrage du Châtelot, Suisse | Photo : Chris Schmid

Quand les sculptures de ton université deviennent ton terrain de jeu! | Photo : Lucas Perrin

Quand les sculptures de l’université deviennent ton terrain de jeu! | Photo : Lucas Perrin

Qu’est ce qui n’est pas allé ? Le manque de temps pour s’entraîner ? Les heures et kilomètres de voiture qui me séparent des salles d’entraînements ? De belles excuses qui ne sauraient dissimuler un simple diagnostic. Une forme physique boiteuse assortie d’un mental défaillant qui conduit d’échec en échec, tel un cercle vicieux.

Coupe suisse à Uster

Coupe suisse à Uster

Championnats du monde à Paris

Championnats du monde à Paris

Ah ce mental, parfois un allier mais souvent une éternelle variable comme un iceberg qui peut faire couler le navire, te submerger et te donner l’impression que tu ne peux plus sortir la tête de l’eau. J’y ai laissé quelques plumes mais l’expérience acquise aura énormément apporté à mon escalade pour les saisons à venir. Et même si cette saison de compétitions me laissera un goût d’amertume, c’est le jeu et il n’est pas pour autant terminé pour moi. Je retiens de cette année également, quelques belles ascensions sur les falaises suisses et briançonnaises et la longue voie Supertramp dans le Bockmattli en Suisse.

Coupe du monde à Briançon - Photo : Sam Challéat

Coupe du monde à Briançon – Photo : Sam Challéat

Le moment étaient donc venu de retourner aux affaires sérieuses et de reprendre la route pour 4 mois de vadrouille. Un peu moins d’exotisme cette fois-ci, nous restons dans notre belle Europe afin de parcourir en vitesse de croisière les falaises de France, d’Espagne, peut-être d’Italie ou de Majorque selon l’endroit où la température sera assez clémente pour nous permettre de ne pas trop se geler les coussinets. Fini les galères à gesticuler dans tous les sens pour faire comprendre à un chauffeur de bus chinois qu’on cherche des toilettes pour un besoin urgent, à retrouver des têtes et des pattes de poulet dans sa soupe ou à être perdu au fin fond des Etats-Unis avec le clignotant orange de l’essence qui s’excite dangereusement. Terminé de regarder passer dix fois les mêmes bagages sur le tapis roulant de l’aéroport en sachant très bien que la tienne a décidé de prendre le large vers un autre continent. Au diable les « bonheurs » du camping, les moustiques enragés, les araignées mutantes, les serpents qui tombent des arbres et les scorpions qui s’invitent dans ta douche. Et surtout, fini de n’avoir à disposition pendant 6 mois que trois t-shirts et deux pantalons. Cette fois on s’en va avec notre petite maison, notre bus 5 étoiles tout équipé et fraîchement réaménagé par nos soins (enfin, surtout ceux de Jim 😉 ) pour avant tout se faire plaisir, ramener quelques croix au passage et vous partager nos aventures.

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Premier arrêt dans le sud de la France

Place à la falaise ! A la créativité des mouvements, sans aucune contrainte liée au support parfois trop rigide des murs artificiels. Et puis voyager, simplement. N’avoir rien à faire de ses journées, mais se lever à l’aurore pour faire en sorte que chaque jour compte. Visiter parmi les plus beaux coins de notre planète grâce à l’escalade, se sentir libre, vivre dans l’instant, aspirer à quelque chose et surtout essayer de le vivre !

L’étincelle est rallumée, celle qui permet de s’embraser.

Le barrage du Chatelôt, Suisse | Photo : Chris Schmid

Le barrage du Chatelôt, Suisse | Photo : Chris Schmid

Un grand merci à tous ceux qui m’ont soutenue dans ma saison d’escalade, à la BCJ, Mammut et Scarpa, aux personnes qui m’ont fait des dons à travers ma plateforme de crowdfunding , à mes amis, à ma famille.

Que l’aventure continue !

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